Témoignage de Marie, 1er prix du Concours 2013

bernardins

Un an déjà … Un an a passé depuis le dernier écrit du dernier concours général de théologie, ce CGT à l’acronyme peu engageant, qui évoque plus la lutte sociale qu’une savante disputatio métaphysique …

Que retenir de cette fabuleuse expérience qu’il m’a été donné de vivre ? Comment ne pas commencer par évoquer ces quatre heures passées en ces murs chargés d’histoire, au cœur du couvent des Bernardins ; puis l’oral, épreuve intimidante, un peu déroutante même, mais tellement stimulante ; et enfin, cet inoubliable pélerinage offert aux lauréats par l’agence BIPEL. Je suis heureuse de pouvoir dire ici ma reconnaissance envers les organisateurs de ce concours pour m’ avoir donné l’occasion d’y participer.

Qu’on ne s’y trompe pas, si c’est bien d’un concours qu’il s’agit, vous n’y retrouverez pas l’odeur des salles de khôlles, ni des examinateurs prompts à vous disqualifier au moindre faux pas car ce n’est pas aux élèves en mal de concours que s’adresse le CGT. Pourquoi faire alors un concours de théologie ? Puisque les prépas raisonnent en termes d’utilité, ceux qui ont fait l’expérience pourront le confirmer, c’est le contraire d’une dispersion. On pourrait même dire que c’est une propédeutique aux « vrais » concours (ceux qui font peur). La bienveillance qu’on sent régner entre les candidats ainsi que celle du jury sont réconfortantes, stimulantes même. Elles rappellent que l’amitié est, en même temps que le but de toute quête de vérité, une de ses conditions pratiques. C’est aussi dans la perception des buts que ce concours est instructif : trouver au cours de ces années où tout effort relève du calcul, quatre heures gratuites, donne du concours une vision beaucoup moins écrasante : on est content en sortant d’avoir réfléchi sur des questions qui nous tenaient à cœur (par exemple : « peut-on vivre sans croire ? » ).

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Et puis il y eut le lot… récompensant des mérites bien minces par une faveur inespérée. Ce cadeau déraisonnable, trop exceptionnel pour qu’on puisse y croire vraiment, il vous arrive pourtant, comme tombé du ciel. Je remercie chaleureusement l’agence BIPEL pour la chance qu’elle nous a donnée à Elisabeth et moi de pouvoir découvrir la Terre Sainte en nous intégrant à une aumÔnerie rennaise, le si bien nommé « élanthousiasme » du père Nicolas Guillou. Avec ce groupe enjoué et accueillant – que je remercie aussi de tout cœur – la théorie a pu laisser place au concret. Foin de discours théologiques ! Du désert du Néguev jusqu’au Saint Sépulcre à Jérusalem, les écritures ont pris vie comme par enchantement. Je continue aujourd’hui encore à m’émerveiller de ce cadeau à chaque fois que je lis la Bible et que ses pages s’animent sous mes yeux.

Merci, merci, merci, donc. Mille fois mercis… Et un message adressé à tous : vivez cette aventure stimulante et inoubliable. Vous ne le regretterez pas.

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