Témoignages

Préparation du Concours 2020

Témoignage d’élèves en classe préparatoire à Sainte-Marie de Neuilly

“Le concours général de théologie : un nom pompeux et intimidant qui cache en fait une aventure de l’esprit. Non, ce n’est pas une terrible épreuve qui met en concurrence les meilleurs théologiens de France. Son ambition est modeste mais noble : faire découvrir le domaine apparemment austère de la théologie à de jeunes esprits avides de savoir, par le biais de textes pluriséculaires qui ont marqué l’histoire de la pensée. L’étudiant qui s’engagera dans cette aventure côtoiera avec plaisir les textes bibliques ainsi que les écrits patristiques et magistériels. Mais il ne sera pas seul en chemin : accompagné par de remarquables professeurs de théologie ou de lettres à l’occasion de quelques conférences, il pourra accéder à certains trésors de la pensée. Comme en philosophie, l’émerveillement sera son premier allié. Lors de l’épreuve, durant quatre heures, retiré du monde, il contemplera ce qui en fait la beauté, et l’action de Dieu dans la vie des hommes. Il fera l’expérience de sa finitude face à la transcendance divine. Marqué par la conscience de sa petitesse, il sortira grandi de cette épreuve, et désireux de sonder encore ce qu’il a seulement aperçu. Le concours général de théologie sera pour lui l’occasion, je l’espère, de prolonger ou d’amorcer une réflexion théologique, jetant une lumière nouvelle sur des problèmes existentiels qui, sans Dieu, resteraient insolubles.”

Clément, HK

“Passer le concours de théologie cette année en hypokhâgne fut pour moi un cadeau. Le cadeau de pouvoir approfondir ma connaissance de Dieu et de la Bible. Celui de pouvoir pendant 4 heures disserter sur une matière que nous avons peu l’habitude de travailler. Cette expérience m’a donné l’occasion de consolider ma relation à Dieu et de lui laisser une place plus importante dans ces semaines chargées d’hypokhâgne.

J’ai découvert entre autres que la théologie est une discipline comme les autres qui répond à la question « Qui est Dieu ? » que tout homme à mon sens doit ou est appelé à se poser à un moment ou à un autre.J’ai aussi compris qu’il était nécessaire pour bien l’étudier – comme dans toutes les disciplines que nous étudions – d’en lire les auteurs, de fournir à partir de nos connaissances un raisonnement fondé sur la réponse à un problème. Bref que c’est une science sérieuse, comme une autre, et qu’ainsi Dieu peut se dévoiler par la raison.

Le concours de théologie illustre parfaitement la joie de la gratuité de l’étude. En effet, ce dernier n’a pas été une source de stress et de pression supplémentaire ; il s’agissait de lire, de s’approprier les textes, de se poser les bonnes questions et d’appliquer les méthodes que l’on apprend dans les autres disciplines.

En somme, vous désirez étendre davantage l’horizon de votre réflexion ? Faites le concours de théologie !”

Marie, HK

 

“Ce concours a été pour moi l’occasion d’accorder le peu de temps que j’avais à la lecture de la Bible et à la réflexion approfondie de divers textes d’auteurs. Je retiens de ce concours la joie retirée de la richesse que m’ont donnée les 4 heures de rédaction. J’ai été étonnée de voir que s’interroger sur un sujet précis nous inspire pour la suite de notre vie et de nos études, et encourage de nombreux questionnements féconds. De plus, ce concours n’est pas tout à fait comme les autres, l’ambiance était très bonne et a permis de se poser pour réfléchir. Par ailleurs le sujet proposé était très actuel, ancré et pourtant en appelait à divers textes anciens de la Bible, élément phare de notre foi. J’ai maintenant un regard neuf sur la Bible et sur ce que les écrits théologiques peuvent m’apporter pour la vie de foi et pour mon expérience de chrétienne dans le monde. Pour reprendre les mots de Saint Jean-Paul II, « n’ayez pas peur » de vous lancer dans cette expérience riche et étonnante, elle peut vous surprendre !”

Maïlys, HK

Témoignage du Concours 2018

« Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre compte de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et humilité. » (1P 3, 15). Nous avons en nos cœurs un trésor, celui de la foi, trésor qu’on ne saurait garder pour nous. Quand nous arrivons en prépa on nous apprend à structurer notre pensée et à l’exprimer en nous appuyant sur des textes philosophiques, littéraires, historiques … Notre curiosité est éveillée, notre soif d’apprendre et de comprendre aussi, on met son nez dans un bon nombre de bouquins, on n’aborde plus un texte de la même manière, mais un jeune étudiant chrétien qui se pose des questions sur sa foi ne saurait s’arrêter là, notre foi aussi doit devenir adulte pour que nous soyons capables d’en témoigner et de « rendre compte de l’espérance qui est en nous ». Parce que la prépa est cette période si riche, si exigeante et si stimulante pour notre curiosité elle est le moment idéal pour mettre son nez dans la Bible, dans les encycliques et dans les témoignages des saints. C’est justement cette opportunité qu’offre le CGT. Ce concours est une invitation à découvrir la théologie, à ouvrir sa Bible, à se confronter aux Ecritures, à apprendre à les lire conformément aux enseignements de l’Eglise. Il est une occasion incroyable de nourrir sa foi en lui apportant de solides fondations car en s’y préparant on se recentre sur le cœur de notre foi : la Bible, la Parole révélée.

La vie intérieure est un cadeau que l’on se fait. Et bien je crois que le CGT aussi est un cadeau que l’on se fait. L’épreuve en elle-même vaut la peine d’être vécue : quatre heures en silence, avec la Bible sous la main, où l’on vous propose des questions intéressantes que vous ne vous seriez pas forcément posées ou au contraire que vous avez déjà beaucoup méditées, qui en tout cas vous forcent à chercher les bons mots pour tenter d’y répondre. S’y préparer et s’y confronter demande un effort mais c’est dans l’effort que l’on s’élève. Ce concours m’a poussée à ouvrir ma Bible, à m’intéresser au catéchisme de l’Eglise catholique, à lire des encycliques et des livres qui ont élargi mon esprit et fait grandir en moi le désir de Dieu, de le connaître et de le faire connaître.

Vinciane, HK

Témoignage de Marthe, 1er prix du Concours 2015

Ce que j’ai vécu en quelques mots ?

Beaucoup de joie. D’abord dans l’expérience du concours, qui m’a donné l’occasion de farfouiller dans ma Bible, d’aller chercher les mots grecs originaux, de travailler des textes passionnants (notamment « Nos amis les saints» Bernanos, Tunis, 1947). Tout particulièrement, je garde un excellent souvenir de l’oral. C’est un peu étonnant, d’ordinaire, je suis bien plus à l’aise à l’écrit. Mais –seule candidate de Daniélou- je n’avais rien à perdre ! Et surtout, j’ai été touchée par le sujet : « Soyez les saints du nouveau millénaire ». C’est une phrase que Jean-Paul II a adressé aux jeunes du monde entier, et je me suis sentie – et me sens – vraiment concernée par cette injonction. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme et de confiance que j’ai pu m’exprimer aux Bernardins, avec l’appui bienveillant de l’audience et du jury, qui ne sont pas si terrifiants !

Et bien-sûr la grande joie de vivre ce pèlerinage en Terre Sainte. J’ai choisi de partir avec le Chemin Neuf pour quinze jours en grande partie consacrés à la marche.  J’ai pu découvrir et vivre avec d’autres jeunes animés par la même soif de chercher, de comprendre. Avec eux, j’ai découvert les lieux et j’ai pu marcher, physiquement bien-sûr, mais aussi –l’un aidant l’autre- intérieurement. C’était très fort. Beaucoup de choses m’ont touchée, comme l’eau qui jaillit (parfois) inopinément dans le désert : en la voyant j’ai compris pourquoi on pouvait la qualifier de « vive » ou « jaillissante ». Par les images de ces lieux, les Psaumes, et plus globalement la Bible résonnent maintenant autrement, plus profondément en moi, et ça m’est précieux. Pendant ces quinze jours, je me suis aussi sentie interpellée par le conflit israélo-palestinien : j’ai eu la chance d’entendre de nombreux témoins, d’avis divergents, qui me donnent vraiment le désir de réfléchir à leur situation et de creuser la question.

Bref, j’ai reçu beaucoup et je pense qu’il me faut encore du recul pour le mesurer. Merci ! J’espère que beaucoup d’autres auront ma chance. Et, vraiment, n’hésitez pas à vous lancer ! Yalla !

Marthe

Témoignage d’Etienne, 1er prix du Concours 2014

“Notre cœur n’était-il pas tout brûlant ?!” s’exclament les pèlerins d’Emmaüs, en dévalant de nuit les collines vers Jérusalem et le Cénacle ; une petite phrase si simple résume à merveille, je trouve, l’aventure qui a commencée pour moi il y a 2 ans et demi (je vise large), lorsqu’il m’a été proposé de participer au Concours Général de Théologie des Bernardins. Comment refuser une épreuve au contenu si rare, au jury si prestigieux, à l’acronyme si paradoxale, et à l’issue si alléchante ?

Après une première année sur le thème de la Foi, où j’ai eu la joie de voir gagner une de mes aînées de la khâgne de Sainte Marie de Neuilly, le jury du concours, judicieusement inspiré par les discours et les publications du Pape François, nous a proposé de réfléchir au thème fort riche de la Pauvreté, cette Dame si chère au Saint d’Assise. Chacun donc s’est attelé à sa tâche, dans les différents lycées (trop peu nombreux encore) où le Concours est préparé, et, si je n’ai pas vu les copies écrites, je peux du moins témoigner que les oraux naviguèrent parfois de manière virtuose entre les références bibliques, la littérature française ou étrangère, la doctrine de l’Eglise, la tradition hagiographique et les écrits philosophiques. Un peu de stress, le plaisir de l’exposé, le suspense, la joie de la victoire puis un sympathique temps d’échange entre candidats, jury et audience autour d’un apéritif concluent plusieurs mois d’un travail un peu inhabituel, qui n’a cependant jamais su empêcher aucun lauréat de réussir les écrits des “vrais” concours qui arrivent dans les semaines suivantes.

Aucun inconvénient scolaire donc, mais une incroyable récompense à la clé ; en plus des livres pour les premiers prix, le lauréat principal se voit offrir par l’agence BIPEL, que je remercie pour ce généreux service, un pèlerinage pour deux en Terre Sainte. Habituellement offert l’été qui suit, le voyage a été annulé en 2014, lorsque Gaza était bombardée par Israël, et BIPEL me l’a aimablement proposé une nouvelle fois cet été ; après la Bible, l’histoire et la doctrine de l’Eglise, j’ai donc pu parcourir, émerveillé, les pages colorées du Cinquième Evangile, la Terre Sainte elle-même, de Dan à Beer-Shev’a (et même plus au Sud encore dans le Néguev), en passant par les lieux saints de la mer de Galilée, de Nazareth, de Sichem, de Bethlehem, de Jérusalem, du Jourdain, et bien d’autres encore. Accompagnés par la fine équipe du Père Guillou, qui connaît les lieux comme sa poche tout en n’oubliant pas ses origines bretonnes et la nécessité, au milieu des falafels et des pains pitas, de manger quelques crêpes maisons de temps à autre, nous sommes partis à la découverte de cette terre où l’on entre plus que partout ailleurs dans le mystère de l’Incarnation, dans sa douceur, dans sa joie mais aussi, et surtout aujourd’hui, dans sa souffrance ; s’y mêlent d’une manière unique les traces de l’Histoire biblique, de la Bonne Nouvelle et de son annonce, des conquêtes incessantes et des guerres actuelles, tout un monde qui nous est totalement étranger au cœur d’une Europe si paisible en comparaison.

Les explorations intellectuelles et spirituelles du concours forment avec ces chemins de la Terre Sainte la face et l’envers d’une même pièce, les deux aspects d’un même Dieu qui se dit dans la Parole et les événements. Ne ratez pas cette aventure, car vous en reviendrez changés !